
© Park Chan-wook / Galerie VU' · via Ville de Paris
Park Chan-wook : Quand l’horloger immobilise le temps
Pour le public international, Park Chan-wook évoque une virtuosité cinématographique flamboyante et des récits baroques traversés par une violence stylisée. Pourtant, la photographie révèle une autre facette de son génie créatif : un espace de liberté où le cinéaste s’affranchit des contraintes du scénario et du tournage.
Coups de cœur
Mis à jour le 6 novembre 2026
Détails
Là où son cinéma exige contrôle et narration, ses photographies accueillent le fragment, le hasard et le silence. Au fil de ses voyages et de ses déambulations, Park Chan-wook capte des « instants d’inattention du réel », attentif aux textures, aux ombres et aux coïncidences visuelles, indices d’un drame invisible.
Ses images oscillent entre minimalisme contemplatif et étrangeté inquiétante. La couleur, souvent sourde, parfois surgissant par éclats, guide le regard vers une anomalie du paysage. C’est une photographie de l’attente et du hors-champ. Chaque image devient une énigme ouverte, le début ou la fin d’une histoire que la Galerie VU’ invite le spectateur à inventer.