
Mémoire de la Terre, mémoire humaine — ouverture exceptionnelle de l’atelier de Kaia Kiik
Que reste-t-il d’un paysage, d’un lieu ou d’une vie lorsque le temps commence à en effacer les traces ?
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Mis à jour le 19 septembre 2026
Détails
Que reste-t-il d’un paysage, d’un lieu ou d’une vie lorsque le temps commence à en effacer les traces ?
À l’occasion de l’ouverture exceptionnelle de son atelier, Kaia Kiik invite le public à découvrir un ensemble d’œuvres consacrées à deux mémoires qui traversent son travail : la mémoire de la Terre et la mémoire humaine.
Installée à Ault depuis six ans, l’artiste a peu à peu fait du littoral picard et des falaises qui l’entourent à la fois un territoire de vie, d’observation et de création. En 2024, elle a été sélectionnée parmi les 80 « Parcours de femmes de la Picardie Maritime », initiative portée par la sous-préfecture d’Abbeville pour mettre en lumière la diversité des parcours liés au territoire.
L’exposition rassemble notamment plusieurs Paysages de Mémoire, ainsi que des œuvres créées à partir de matières recueillies sur le littoral : silex, craie, sable, algues, végétaux, plumes et fragments façonnés par la mer, le vent et l’érosion.
Dans les séries de Témoins, certaines formes minérales trouvées sur les falaises ou sur les plages sont transposées en bronze ou en laiton. Elles deviennent les traces durables de formes naturelles qui, elles, peuvent disparaître, se fragmenter ou retourner à la mer.
D’autres œuvres font se rencontrer plus directement culture et nature. Des livres — notamment des ouvrages de philosophie — cessent d’être seulement des objets à lire pour devenir matière : leurs pages sont transformées, mêlées à des plantes du littoral, des algues ou des plumes d’oiseaux. La mémoire des idées rencontre alors celle du paysage.
Dans les Paysages de Mémoire, ce dialogue se prolonge avec nos propres histoires : objets conservés, fragments de vies, matières d’un lieu et souvenirs se retrouvent réunis dans une même œuvre.
À travers reliefs, sculptures, œuvres sur papier, livres transformés et travaux en cours, la visite permet de découvrir comment Kaia Kiik cherche à préserver ce qui est fragile, rendre visible ce qui risque de disparaître et transformer la trace en transmission.
À quelques pas des falaises d’Ault, continuellement remodelées par la mer, l’atelier devient ainsi un lieu où mémoire du paysage, mémoire humaine et création contemporaine se rencontrent.
Billets & conditions
Entrée gratuite. Une contribution libre peut être déposée sur place pour soutenir l'artiste et participer aux frais d’accueil.