
Exposition et conférence : La conscience patrimoniale en France de l'abbé Grégoire à Malraux par Mario Serviable
La question de la conscience patrimoniale émerge lors des violences de la Révolution française. Dans un décret du 14 août 1792, la Convention demande de mettre à bas « les monuments élevés à aux et à…
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Mis à jour le 8 septembre 2026
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La question de la conscience patrimoniale émerge lors des violences de la Révolution française. Dans un décret du 14 août 1792, la Convention demande de mettre à bas « les monuments élevés à l’orgueil, aux préjugés et à la tyrannie », et de les convertir en bronze à canon qui « servira utilement à la défense de la Patrie ». Les symboles de la féodalité sont livrés à la démolition, au pillage et au feu. Dans la tourmente, le sursaut salutaire de la raison viendra de l’intérieur même de la Convention. Après trois rapports de l’abbé Grégoire sur le « vandalisme » - mot qu’il a créé – va naître une conscience patrimoniale à l’initiative de l’Etat. Le patrimoine fait l’identité, selon Jacques Le Goff, et le patrimoine fait nation, selon Henri Grégoire, car une communauté a besoin de symboles pour faire le liant.
La conférence examinera les conditions menant à la conscience patrimoniale en France ; elle fera le point sur l’évolution des enjeux et des mesures de protection contemporaine, notamment à travers la loi Malraux de 1962. Elle rend hommage à André Malraux, ministre des Affaires culturelles, mort il y a 50 ans, le 23 novembre 1976, et dont les cendres sont transférées au Panthéon, il y a 30 ans, le 23 novembre 1996. Malraux est à l’origine, en 1966, de la construction de la plus grande enceinte culturelle de l’océan Indien : le Théâtre en Plein Air de Saint-Gilles, inauguré le 5 septembre 1970.