
"Bâtir l'avenir du paysage littoral" #2, Retour aux sources.
le 7 octobre 2026 à Nice, salle Place de la MSH de Nice, présentation-restitution du livre « Une Géohistoire de la Côte d'Azur », dirigé par Jean Christophe Gay et paru aux Presses Universitaires de …
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Mis à jour le 3 octobre 2026
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le 7 octobre 2026 à Nice, salle Place de la MSH de Nice, présentation-restitution du livre « Une Géohistoire de la Côte d'Azur », dirigé par Jean Christophe Gay et paru aux Presses Universitaires de Rennes
Comment s’est construite la Côte d’Azur, cette région touristique emblématique, depuis l’arrivée des premiers hivernants dans la seconde moitié du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours ? L’ouvrage constitue la première tentative d’une approche pluridisciplinaire globale d’un territoire qui déborde le cadre national, car il est inclus dans la Riviera et partagé entre trois États, la France, l’Italie et la principauté de Monaco. Géographes, historiens, historiens de l’art, architectes, anthropologue ou économistes sont ici associés pour montrer l’importance mondiale de cette contrée où plusieurs moments fondamentaux, tant pour le tourisme que pour la société s’y sont joués. Si le tourisme y est né en partie, avec la villégiature aristocratique et la création d’une « ville d’hiver » à Nice, la Côte d’Azur a également été le cadre d’une révolution dans les pratiques : l’invention d’une société de loisirs, l’inversion de la saisonnalité dans l’entre-deux-guerres et le passage de l’hiver à l’été, du froid au chaud, de la peau blanche au bronzage, du costume aux corps dénudés. Ainsi s’opposent une Côte d’Azur originelle chargée aujourd’hui des valeurs nostalgiques de la « Belle Époque » à une « nouvelle Côte d’Azur » moderne. Durant deux siècles et demi les innovations s’y sont succédé : création artistique, évolution du sport, émancipation des femmes. La Côte d’Azur apparaît ainsi comme une région cruciale pour comprendre l’évolution de la société occidentale.
Après une sortie culturelle en Dracénie accueillie le 23 septembre par les Archives Départementales du Var et le musée des Beaux-Arts pour les visites des expositions « Des séjours hivernaux aux vacances estivales : une histoire du tourisme dans le Var » et « les roches rouges, éclosion artistique dans l’ Esterel à l’aube du XXe siècle », Odile Jacquemin de MALTAE participera à Nice , parmi 7 des 24 auteurs de cet ouvrage collectif à questionner l'avenir que le changement climatique et le sur-tourisme réservent au littoral azuréen varois, ce littoral qui fut découvert dès le XVIIIème siècle par les pionniers du climatisme qui inventèrent le tourisme avant la lettre, ce littoral si bien chanté par les peintres du XIX et début XXe qui l'immortalisèrent dans leurs toiles, qui font aujourd'hui la joie des collectionneurs et des musées.
"Le littoral qui court entre Hyères et Menton constitue la portion française d’une Riviera qui se poursuit en Italie jusqu’à La Spezia. Pour les géographes, une riviera est un littoral doté d’« un climat d’abri », « un versant tombant dans la mer et orienté au sud », un « paysage valorisé ». Mais l’essentiel n’est pas là : la French Riviera, baptisée Côte d’Azur à partir de 1887, est un territoire construit, mis en tourisme au gré des interventions qui s’y sont accumulées. Ce n’est donc pas à cause des particularités de son relief ou de son climat que ce littoral méditerranéen ordinaire s’est transformé en un emblème mondial du luxe et de la douceur de vivre en bord de mer. Pour y parvenir, des capitaux privés et publics, souvent extérieurs, ont été continûment mobilisés de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui. Ils y ont construit des hôtels, des casinos, des villas, des jardins, des ports de plaisance, des voies de chemin de fer, des routes en corniche. Plus que les conditions naturelles, ce sont ces investissements qui ont construit la Côte d’Azur." ( Pierre Bergel présente ainsi la recherche publiée dans la géohistoire de la côte d' Azur dans la revue critique "en attendant Nadeau" )
Géohistoire de la Côte d’Azur : Une mise en tourisme – En attendant Nadeau
Interdisciplinaire, l'ouvrage se propose, "d'abandonner les clichés pour examiner comment le tourisme a construit cette attraction mondiale qu’est devenue la côte azuréenne "et de questionner ce « moment de lieu » que constitue la Côte d’Azur, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui,
La présentation est ouverte à tout public, même si il est déjà constitué pour partie des étudiants en tourisme de l' Université de Nice, pour qui il sera l'occasion de mieux connaître notre région et son histoire.
L'après-midi débutera à 13 h 30 avec
- l'introduction de Jean Christophe Gay (agrégé de géographie, professeur des universités à l'université de Nice et directeur scientifique de l'Institut du Tourisme de la Côte d' Azur)
- Judit Kiraly, (docteur en langues et civilisation anglo-américaine, directrice de "Les aspects socio-culturels de la colonie anglo-américaine de Nice"
- Odile Jacquemin ( architecte-urbaniste et docteure en histoire culturelle du paysage, fondatrice de Mémoire à lire, Territoire à l'écoute -MALTAE) questionnera la place et le rôle de la côte varoise dans l'histoire de la Côte d' Azur,
- Sylvie Christofle ( géographe, maitre de conférence à l' Université Côte d' Azur et déléguée générale de l'association Tourisme Recheche Enseignement Supérieur : Astress) interviendra sur l'événementiel, les congrès et le MICE,
- Marie Hérault, (architecte, historienne des jardins et du paysage, docteure en histoire de l'art, chercheuse au Centre André Chastel) présentera l'émergence d'un imaginaire paysager avec l'histoire des jardins de la Cote d' Azur,
- Michel Tschann (docteur en droit public, président des Shin Hotels, président honoraire de la Fédération Hôtellerie et Restauration Nice Côte d' Azur) interviendra sur le capital humain de l'hôtellerie,
- Eric Gili (docteur en histoire, chercheur au Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine CMMC, professeur au collège de la Vésubie) ouvrira l'horizon du littoral vers le Moyen et le Haut Pays